Une étude menée par l’Université de Turin explique quel est le meilleur système d’irrigation pour le maïs, l’une des cultures les plus répandues au monde et dont en France ont eu un rendement record de 110q/ha. Irrigation du maïs : decouvrons nous la meilleure méthode.

La culture du maïs

Le maïs, de la famille des Gramineae, a été découvert en Amérique et est aujourd’hui l’une des céréales les plus répandues dans le monde, tant dans l’agriculture industrielle que dans nos cultures.

Les principaux producteurs mondiaux de maïs sont les États-Unis (37 %) et la Chine (21 %). En Europe, les principaux producteurs sont l’Allemagne, la France et la Pologne, avec un rendement moyen de 5,2 t/ha.

Le maïs s’avère être la céréale la plus cultivée par rapport aux autres cultures céréalières. C’est aussi l’une des principales cultures de la France puisqu’elle occupe environ 9% de la surface agricole utile (SAU).

Le climat

Le maïs, d’origine tropicale, craint le gel et le froid excessif mais aussi le chaud excessif et la sécheresse. La graine a besoin de 12°C pour germer et au moins 18°C pour fleurir.

Le sol

La plante a besoin d’un sol bien drainé, riche en nutriments. Le sol avant le semis doit être profondément creusé mais il n’est pas nécessaire d’avoir un sol fin. Ce travail profond du sol fait du maïs une culture de renouvellement et il peut être alterné à de nombreux légumes.

Disposition des semis et des plantations

Le semis en plein champ doit avoir lieu à la fin du printemps lorsque les températures sont un peu plus élevées. Les semences doivent être positionnées à 2 cm de profondeur avec une distance de 15 cm entre elles. Les plants de maïs doivent être placés idéalement à 30-40 cm les uns des autres, avec une distance entre les rangs d’un demi-mètre.

La plante

Un désherbage périodique est recommandé compte tenu de la prolifération des mauvaises herbes. Le maïs a besoin d’être irrigué, de plus en plus à partir de la floraison, afin d’éviter que le sol ne se dessèche pas. Pour réduire la demande d’irrigation, on peut utiliser du paillage.

Après plus ou moins 6 mois à partir du semis, le maïs est récolté.

Recommandation : les sucres sur le grain diminuent avec l’augmentation des températures, donc pour un rendement plus sucré il est recommandé de récolter les épis le matin. En laissant sécher le grain sur la plante, il peut être broyé pour obtenir de la farine de polenta ou il peut également être transformé en pop-corn.

Besoin d’irrigation de la culture

Comme indiqué précédemment, le maïs doit être irrigué dès la phase de plantation, mais en quelles quantités ? Tout dépend du climat, du sol et d’autres variables liées à la culture qui doivent être étudiées avant le semis.

Le besoin moyen de la plante est de 60 mm d’eau pendant tout son cycle de vie. La principale période de sensibilité de la plante va de 15-20 jours avant la floraison et à 30 jours après la floraison; un stress hydrique dans cette période entraînera une réduction du rendement de 50-60%.

L’irrigation goutte-à-goutte sur le maïs nous aide à prévenir le risque de stress hydrique, non seulement pendant la période critique de la floraison, mais aussi pendant la semaine suivante, grâce à une utilisation cohérente de la source d’eau disponible.

On peut voir ci-dessous une comparaison faite par l’Université de Turin, entre les coûts et l’efficacité des quatre systèmes d’irrigation les plus utilisés sur le maïs : irrigation par écoulement, irrigation par pivot, irrigation par enrouleur, irrigation localisée.

IRRIGATION PAR ÉCOULEMENTIRRIGATION                PAR PIVOTIRRIG.  PAR ENROULEURIRRIGATION  LOCALISÉE
Efficacité de l’irrigation0.60.850.751
Coûts200€/ha250€/ha350€/ha600€/ha
Article plus cherMain d’œuvre (30% du montant total)Amortissement (50% du montant total)Coûts énergétiques (40% du montant total)Gaine (50% du montant total)

Tableau de comparaison entre different systèmes d’irrigation

D’après les résultats ci-dessus, il pourrait sembler que le système PIVOT soit le meilleur que nous puissions utiliser, d’un point de vue agronomique et économique, mais malheureusement ce type d’irrigation ne s’adapte guère à nos réalités territoriales.

Focus sur l’irrigation localisée

L’irrigation localisée avec le gaine goutte-à-goutte, même si elle implique des coûts plus élevés, s’avère être la solution gagnante avec une disponibilité d’irrigation réduite et sur des sols difficiles et inégaux. Ce système d’irrigation a des coûts raisonnables qui peuvent être supportés par la culture et il s’adapte facilement à notre sol, nous aidant à augmenter les rendements et la qualité des cultures.

De plus, ces études démontrent que la gaine goutte-à-goutte, associé à la fertigation, donne un avantage productif d’environ 10% par rapport à l’irrigation par écoulement et par enrouleur. Il y aura également une économie quantitative d’eau de 45%.

Irrigation localisée sur le maïs : recommandations

L’irrigation goutte à goutte nous aide à augmenter le rendement et la qualité du maïs compte tenu de l’augmentation de la température au cours de la dernière décennie, ce qui implique une demande d’irrigation accrue sur la plante.

L’irrigation localisée, comparée à l’irrigation par écoulement, nous permet de fournir à la plante une bonne quantité d’eau et d’engrais (si nécessaire) sans stress hydrique.

Valducci recommande de poser la gaine à 1,5 m les uns des autres (tous les deux rangs) avec un espacement entre les tuyaux de 0,3 m et un débit de 1,0 l/h.

Une fois calculée la capacité d’irrigation de la plante, cette valeur doit être divisée par la valeur de l’évapotranspiration quotidienne ; nous obtiendrons donc comme résultat le nombre total d’heures dont nous aurions besoin pour irriguer idéalement toute notre plante.

Découvrez ici comment mettre en place votre plantation de maïs –> filtres

Découvrez ici notre gaine goutte à goutte –> gaine goutte à goutte

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